Qu’arrive t-il à Evo Morales?

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Après avoir été rejeté par plusieurs organismes internationaux, le président de gauche de la Bolivie Evo Morales est chassé par la population Bolivienne le dimanche 10 Novembre 2019.

Victime d’une suspicion de fraude électorale le 21 octobre 2019, Evo Morales est rapidement rejeté par la communauté internationale à travers l’OEA et bien d’autres organisations européennes. Dans un communiqué peu après l’organisation du premier tour des élections, l’Organisation des États Américains (OEA) affirmait que les élections du premier tour devraient être annulées, contrairement à la population qui gagnait les rues de la Bolivie dès le lendemain du scrutin pour demander seulement un décompte public des voix. Bilan, 2 morts et plus de 200 blessés.

Les manifestations avec la crise électorale comme élément déclencheur persistent jusqu’à la démission de deux ministres du gouvernement d’Evo Morales dont le ministre des mines et celui du portefeuille de l’État.
<< Le cours des évènements va à l’encontre de mes principes et valeur spirituelle et démocratique, donc, celà m’empêche de continuer à la tête du portefeuille d’Etat Bolivien que je dirigeais désormais >> a écrit le ministre des Hydrocarbures Luis Alberto Sanchez dans une lettre envoyée au président et publiée sur son compte Twitter.

Le samedi 9 Novembre, l’ex chef d’Etat avait lancé un appel au dialogue. Cet appel a été rejeté dans quelques secondes par l’opposition malgré tous les bienfaits du président dans le pays en luttant gravement contre l’extrême pauvreté. Quelques heures après ce refus de dialoguer par l’opposition, des manifestants pro-morales barricadaient les rues de El Alto, banlieue ouest de la capitale la Paz considérée comme le bastion du président. Cet évènement a causé l’incendie d’UNITEL, une chaine télévision privée. Un acte qui a été rapidement dénoncé par le propriétaire de ladite chaine.

Sur son compte Twitter, EVO Morales a pris la défense de sa démocratie et dénonce la fermentation d’un coup d’État à cause des mutineries de la police qui s’est ralliée aux revendications de la population dans les rues.
Dans cette vague de démission, le président de l’Assemblée Nationale, Victor Borda avait annoncé sa démission de son poste après l’incendie de son domicile par des manifestants.
<< Je renonce à la présidence de l’Assemblée Nationale pourvu que celà aide à protéger l’intégrité de mon frère qui a été pris en otage à son domicile de Potosi (Sud-Ouest) du pays. Si seulement la revendication de l’OEA était de même nature que celle des Boliviens dès le début.

Kenson Anius

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