Haiti- 1er mai! Fête du chômage et de l’assistanat

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Pris naissance à partir du mouvement des ouvriers aux États-Unis en mémoire du massacre de HayMarket Square. Le 1er mai ou journée Internationale des travailleurs (euses) est une date très importante dans l’histoire de la vie de tout salarié à travers le monde. Du coup dans nombreux pays sur la planète, on le considère souvent comme un jour férié où de nombreuses manifestations relatives à la question sont aussi au rendez-vous. Qu’en est-il pour nous en Haiti ?

Ici chez nous la philosophie de cette date symbolique est presque totalement similaire à la nôtre avec une chose en plus, c’est aussi la fête de l’agriculture. Mais c’est dommage que cette date dans le passé avait plus de considération qu’elle n’en a aujourd’hui vue notre réalité de peuple ne rime point avec ces deux éléments majeurs et déterminants qui pourrait favoriser un quelconque développement. Depuis belle lurette, ces concepts nous sont devenus absolument étrangers lorsqu’on sait l’agriculture n’a jamais été une préoccupation de l’État haïtien où les paysans étaient toujours à la merci de la nature. Donc ce pays autrefois qui avait la capacité d’exporter des denrées alimentaires et autres comme le café, le cacao, le coton, la figue banane etc… est tout de suite passé du stade essentiellement agricole au stade d’importateur chronique dans la région.

Et ceci l’agriculture n’est pas le seul secteur où l’on fait marche arrière, car que ce soit des autres secteurs clés comme l’éducation, la santé, l’infrastructure et le secteur de reproduction sont encore en phase embryonnaire.

Pendant ce temps nos jeunes armés de profession ou pas continuent de fuire le pays pour des raisons multiples dont nous connaissons tous tels que la corruption, problème d’emploi, le coût de la vie et l’insécurité qui prend une tournure à nul autre pareil à travers tout le pays ces derniers temps.
Et les plus courageux qui restent vont continuer à fouler le macadam tantôt pour questionner les dépenses du fonds de petro-caribe, tantôt par devant les édifices publics munis de leurs enveloppes jaunes pour exiger le travail.

De ce fait, au lieu de l’inscrire dans les registres des jours fériés ou de célébration, le premier mai demeure plutôt un jour de plus de protestation, de chômage et d’assistanat surtout, pour la majorité des haïtiens.

Viola Pierre

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